Fame Festival 2021- Festival international de films sur la musique / FAME #7

Concilier les rythmes endiablés du dancefloor avec des réflexions sur les enjeux de société. Passer du heavy metal norvégien aux sonorités brésiliennes, ou encore du punk irlandais au rap le plus actuel... C'est le leitmotiv du FAME Festival, qui permet aux amoureux de la musique et du cinéma de se retrouver, depuis maintenant sept ans.


Un rendez-vous proposé par Olivier Forest et Benoît Hické, deux amoureux de l'exploration artistique ayant décidé d'unir leurs forces pour partager leur passion de la découverte, soutenus par la Gaîté lyrique, célèbre institution culturelle parisienne. « Malgré une importante production de films sur la musique, peu de festivals y sont consacrés, remarque Olivier Forest, co-commissaire du FAME. Or, la musique impacte la société autant que cette dernière influence la musique. Par le biais des cultures populaires, ces films racontent donc quelque chose du monde dans lequel on vit ».





« Ne pas baisser le rideau malgré la pandémie »

Plus essentiel encore, ils constituent un liant collectif au cœur de cette période pandémique particulièrement douloureuse pour la culture. Lors des éditions précédentes, les réalisateurs se retrouvaient chaleureusement lors de tables-rondes alors que, au sein du public, pouvaient émerger des rencontres autour d'un verre, d'un film, d'un concert ou d'une performance musicale, avant une libération d'énergie collective sur un Dj set. « Il s'agit à chaque fois d'un événement bien vivant, où le cinéma tâche de retrouver l'énergie d'un festival de musique », confie Olivier Forest.

Les organisateurs auraient pu choisir d'annuler le festival, comme tant d'autres y ont été contraints. « Mais il nous semblait important de ne pas baisser le rideau, de continuer à jouer notre rôle vis-à-vis des films et des réalisateurs », poursuit-il. L'édition 2021, du 18 au 25 février, se déroule ainsi exclusivement en ligne, en partenariat avec la nouvelle plateforme de streaming mk2 Curiosity.

Les deux commissaires du festivals, qui gardent l'esprit positif, essayent de voir le bon côté des choses : « Pour une fois , FAME est accessible à tout le monde, dans toute la France ».


Avec de nombreux films en exclusivité française voire mondiale et une compétition de documentaires musicaux, FAME présente une quinzaine de films qui font la part belle aux figures singulières, aux odyssées sonores, aux cultures marginales, aux univers musicaux qui sortent des sentiers balisés du mainstream. Pour réaliser leur sélection, les organisateurs n'ont rien changé de leur méthode habituelle. «  Nous regardons quasiment tout ce qui se fait dans l'année, jusqu'à apercevoir des tendances qui se dessinent. Cette année, les réalisations sont très politiques et engagées, en prise avec les problématiques contemporaines, notamment les bouleversements de la société américaine à travers les mouvements Black Lives Matter ou #Metoo », constate Olivier Forest.



Dancefloor, opioïdes et extraterrestres en quête d'orgasme

Si vous hésitez encore à profiter de ces productions exceptionnelles, laissez-vous imprégner par le riche panorama proposé. Vous pourrez sentir des pulsations rythmiques devant Sisters with Transistors, qui rend hommage aux pionnières des musiques électroniques, ou face à Bring Down The Walls, qui raconte l’industrie carcérale américaine à travers le prisme de la house music. Toujours sur le dancefloor, Thunderdome retrace l’immense épiphanie hardcore des années 90, qui popularisa les 160 bpm en Hollande et dans le monde.

Si vous souhaitez vivre un déluge sonore, À qui veut bien l’entendre s'attaque à la scène noise française. Si vous souhaitez comprendre la réalité d'une certaine jeunesse américaine, entre crise des opioïdes et omniprésence des réseaux sociaux, American Rapstar n'attend que vous.

De leur côté, Dark City - Beneath the Beat et Soul Kids - A Memphis Beat nous plongent respectivement à Baltimore et à Memphis, villes violentes et sinistrées, où la club music et la soul légendaire de Stax Records se transforment en une véritable planche de salut pour la jeunesse.

Vous pouvez aussi compter sur la quête fantomatique du groupe Talk Talk dans In a Silent Way, et sur Beyond The Pale… Live From The Centre of Earth, une captation de concert vécue comme une réelle expérience esthétique et sensorielle.

N'hésitez pas non plus à vous immerger dans le rugueux Country Teasers : This Film Should Not Exist, qui nous replonge dans les belles heures du label néo-rock garage Crypt Records, ou dans la tumultueuse histoire irlandaise avec Crock of Gold, qui dresse le portrait du poète imbibé et édenté Shane MacGowan, le leader des sulfureux The Pogues.



Toujours en remontant le temps, cette édition virtuelle propose deux diamants noirs des années 80 : un voyage dans l’esthétique techno-industrielle avec Decoder et une virée dans le new-wave avec Liquid Sky, dans une New-York envahie par des extra-terrestres en quête d’orgasmes...

L'expérience se teinte également, cette année, d’une touche d’hybridité, avec la complicité du Centre Wallonie Bruxelles, pour Crossover, une performance audiovisuelle exclusive.

« Mélanger les genres, les styles et les époques, c'est là tout le plaisir que nous procure FAME », ponctue Olivier Forest.


Festival international de films sur la musique / FAME #7

Infos, tarifs et programmation en détails sur :

Gaite-lyrique.net






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